Deutscher Originaltext
Es fliegt dem Wandervogel gleich,
Vom kalten Frost zum Sommerreich,
Zum Frühlingsland, dem Süden,
Gar oft mein Sinn
Nach oben hin,
Zur Heimat aller Müden.
Einst wird in jenem sel'gen Land,
Im ewigreinen Lichtsgewand,
Nach kurzen Erdensbanden
Befreit von Schmerz
Das müde Herz
Die ew'ge Ruhe finden.
Spürst du, o Menschenkind,
Nicht oft im Herzen, liebelind,
Ein stilles Heimathoffen?
Geh' aus, geh' aus
Vom Weltgebraus;
Dir steht der Himmel offen.
Französische Übersetzung
Il vole, pareil à l'oiseau migrateur
qui fuit le gel froid vers le royaume de l'été,
vers le pays du printemps, vers le sud —
bien souvent, mon esprit,
vers en haut,
vers la patrie de tous les fatigués.
Un jour, dans ce pays bienheureux,
dans le vêtement de lumière éternellement pur,
après les brèves attaches de la terre,
délivré de la douleur,
le cœur fatigué
trouvera le repos éternel.
Ne sens-tu pas, ô enfant des hommes,
souvent dans ton cœur, tout doucement,
une silencieuse espérance de la patrie ?
Sors, sors donc
du tumulte du monde :
le ciel t'est ouvert.