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Le premier recueil

Mal du pays céleste

Heimweh

Il vole, pareil à l'oiseau migrateur
qui fuit le gel froid vers le royaume de l'été,
vers le pays du printemps, vers le sud —
bien souvent, mon esprit,
vers en haut,
vers la patrie de tous les fatigués.

Un jour, dans ce pays bienheureux,
dans le vêtement de lumière éternellement pur,
après les brèves attaches de la terre,
délivré de la douleur,
le cœur fatigué
trouvera le repos éternel.

Ne sens-tu pas, ô enfant des hommes,
souvent dans ton cœur, tout doucement,
une silencieuse espérance de la patrie ?
Sors, sors donc
du tumulte du monde :
le ciel t'est ouvert.

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