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C'était le 20 septembre 1944 : mon cher frère Hans fut rappelé dans la patrie éternelle. Qui aurait pensé que le chant « Ah, que le temps de la terre passe vite ! », que mon frère chantait encore la veille au soir à une répétition de chant, se vérifierait pour lui si rapidement ?

Oui, cet événement, qui sépara Hans si soudainement, par un accident, de ses parents, de sa femme et de ses enfants, arriva vraiment de façon bien inattendue. Mais la parole de la Bible — « L'Éternel est bon, il est un refuge au jour de la détresse ; il connaît ceux qui se confient en lui » — fut une bonne consolation.

Dans sa courte vie, mon frère vécut beaucoup dans les pensées de l'éternité, qu'il exprima en partie sous forme de poèmes.

Je me permets maintenant, par ce petit livre, de faire connaître au public un certain nombre de ses poèmes.

Que le Seigneur agisse pour que ce petit écrit puisse servir de bénédiction à beaucoup.

Frutigen, en avril 1945.
L'éditeur : E. Trachsel.

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