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Le deuxième recueil

Vole, petit oiseau !

Vöglein flieg!

Vole, ô petit oiseau, vole !
Vole là où t'attirent
ton ardent désir, ta brûlante attente :
vers le pays où, au lieu de l'hiver,
seul fleurit un printemps éternel.
Vole, ô petit oiseau, vole !

Vole, mon esprit, ô vole,
pareil à l'oiseau, vers le pays
où il n'y a plus ni froid ni peine,
où pour toi, après l'obscur, resplendit
l'éclat matinal de l'éternité.
Vole, mon esprit, ô vole !

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