027
Au plus profond de mon cœur,
le désir creuse, tempétueux, sauvage ;
jour et nuit, à toute heure,
je ne vois que la même image :
cette image du premier espoir,
née du premier salut échangé,
quand le cœur, si large et si ouvert,
chantait ses premiers chants.
Mais il est enseveli depuis longtemps,
le doux, le cher bonheur d'espérer ;
que ne puis-je l'avoir encore —
que le temps ne vole-t-il en arrière !
Écouter