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Le troisième recueil

Garde-frontière

Grenzwacht

Je monte la garde pour le pays paisible
qui est le berceau de mes origines ;
je tiens ferme et je ne cède pas,
parce qu'il est digne de fidélité.

Ce n'est pas un pays où coule le miel,
mais jamais je ne l'échangerais,
parce que c'est le plus beau pays du monde
et qu'il est ma chère patrie.

Certes, j'ai souvent souhaité une vie plus belle
que cette lourde détresse et cette peine ;
mais j'ai remarqué, toujours à nouveau,
que c'est pour moi la meilleure.

La détresse rend fort, le combat rend hardi ;
aussi prenons-nous bien conscience
que ce pays sans cesse nous éduque
et qu'il est notre meilleur maître.

C'est pourquoi nous protégeons le petit pays,
même si de lourdes tempêtes soufflent alentour ;
nous le protégeons contre tout ennemi,
parce qu'il est digne de fidélité.

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