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Toi, humble compagnon de marche,
tu me donnes réconfort dans la détresse,
tu réveilles les esprits fatigués
avec ta douce boisson et ton bon pain.
Certes, tu pends lourd à mon côté
et ballottes paresseusement de-ci de-là ;
mais marcher au combat sans toi —
ce serait deux fois plus dur.
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