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Ô vie, comme tu fuis d'ici en hâte !
À peine es-tu née que s'approche la mort :
un bref effort, un bref commencement
d'ouvrages, une fuite de la joie vers la détresse.
Ô vie, même si tu n'es que poussière, les forces
divines œuvrent en toi, et tu bois
le souffle de l'Éternel ; il peut te garder
pour l'éternité, si tu te donnes à lui de bon gré.
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