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Tu peux bien crier, sauvage compagnon,
tu peux te rouler comme la vague en furie
pour menacer forêts et champs et maisons ;
tu peux bien précipiter, en chutes effroyables,
avalanche sur avalanche des monts vers la vallée :
nous t'aimons quand même, foehn plein de colère.
Car sous tes assauts furieux, tes aboiements,
les forces de l'hiver doivent se dissoudre ;
doucement paraît la vie qui germe,
joyeuse, pleine d'espoir, pour saluer le printemps.
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